Lorsque l’on a terminé d’installer un blog WordPress, on est généralement tellement pressé d’en découdre avec les pages et les articles qu’on en oublie un certain nombre de réglages fondamentaux. La plupart du temps, les permaliens (permalink) sont une vague notion et soit on n’y touche pas, ou alors on recopie une configuration « standard » trouvée sur internet sans trop comprendre de quoi il s’agit (« du moment que cela fonctionne … »). Pourtant, il y a un véritable enjeu autour des Permaliens de WordPress, en particulier au niveau du référencement. Faisons le point.

Les Permaliens WordPress

Un Permalien (ou Permalink en anglais) est une URL qui pointe vers les articles et les pages de votre blog. Ils devraient en théorie rester inchangés car ils sont des liens permanents (d’après la documentation WordPress, d’où leur nom). Surtout, ce sont ces liens qui seront utilisés par d’autres sites pour vous envoyer du trafic. Alors autant prendre quelques minutes et partir du bon pied.En effet, une configuration réfléchie peut apporter des avantages tant sur le plan du référencement que dans leur lisibilité par les visiteurs.

Les structures de Permaliens courantes

Par défaut, WordPress utilise seulement une valeur numérique :

http://www.mondomaine.com/?p=456

Même sans avoir des connaissances poussées en SEO, il est évident que cela ne donne pas beaucoup d’indications sur le contenu de la page (aussi bien pour les moteurs de recherche que pour les internautes). Cette forme indique simplement un numéro qui sera utilisé par WordPress pour retrouver le contenu de la page ou de l’article dans sa base de données.

D’autres structures de permaliens sont disponibles en standard. Vous les trouverez dans l’interface d’administration de WordPress (Réglages -> Permaliens). Vous avez également la possibilité de créer vos propres structures en combinant différents éléments :

%year% : année de publication de l'article (sur 4 chiffres. Exemple : 2012), 

%monthnum% : mois de publication (valeur numérique sur deux chiffres. Exemple : 02 pour février), 

%day% : jour de publication (valeur numérique sur 2 chiffres. Exemple : 23), 

%hour% : heure, 

%minute% : minute,  

%second% : seconde, 

%post_id% : identifiant unique de l'article (unique ID, le même que dans /?=xxx), 

%postname% : une version "assainie" (sur le plan informatique) du titre de l'article : "Ceci est un article" deviendra : ceci-est-un-article  (car le caractère 'espace' a valeur de délimiteur de fin dans une URL), 

%category% : une version "assainie" du nom de la catégorie de l'article, 

%author% : une version "assainie" du nom de l'auteur.

Pour %post_name% et %category%, vous rencontrerez le terme ‘slug’, qui n’a rien à voir avec les limaces, mais qui se rapproche de la notion de ‘purge‘ = version « assainie ».

Vous pouvez, à l’aide de ces éléments, composer vos propres structures de permaliens. Par exemple : /%category%/%postname%/ ou encore /%year%/%monthnum%/%postname%/

La meilleure structure de permaliens

C’est un vaste débat et il n’y a pas de réponse absolue. Cela dépend de ce que vous souhaitez privilégier et de la taille de votre blog (ou de celle que vous voulez lui doner). Les informations suivantes vont vous aider à déterminer la structure qui est la mieux adaptée à vos besoins. Les avis sont tellement nombreux qu’il est préférable que ce soit vous qui preniez la décision, en toute connaissance de cause.

Privilégier la performance

Si votre blog doit atteindre un nombre d’articles importants (ces centaines ou des milliers), vous devez vous assurer qu’il devra être accessible en restant rapide. Voici quelques règles à respecter :

  • ne faites jamais commencer vos permaliens par les champs ‘category‘ ou ‘postname‘. La raison en est simple : c’est la structure la plus consommatrice de ressources car il s’agit de champs texte. D’une part, le traitement de valeurs ‘texte‘ est plus ‘long’ que le traitement de valeurs numérique. D’autre part, WordPress doit ajouter une étape de traitement pour déterminer s’il s’agit de pages ou d’articles,
  • choisissez une structure qui commence soit par une valeur numérique (l’année ou l’ID), soit par une valeur ‘en dur’ (voir plus bas) comme par exemple : /blog/%postname%/ -> http://www.mondomaine.com/blog/

Privilégier le référencement

La plupart des articles que vous pourrez lire vous conseillerons : /%postname%/. Ceci présente plusieurs avantages :

  1. vous obtenez des URL optimisées sur des mots clés (en travaillant vos titres d’articles),
  2. vous obtenez des URL « courtes » (au sens du nombre de niveaux).

Si votre blog reste de taille raisonnable et n’est pas sollicité à outrance, le conseil est judicieux.

Une solution de compromis

Ci-dessus, vous avez vu les solutions extrêmes et il est difficile de déterminer à partir de quel niveau un site est à considérer comme contenant beaucoup d’articles. De plus, depuis les versions 3.3.x ont atténué les différences entre ces deux options. Cependant, deux solutions doivent être envisagées :

  1. Valeur ‘en dur’ : citée plus haut, cette configuration facilite le travail de WordPress pour déterminer s’il s’agit d’un article ou d’une page. En effet, l’url http://www.mondomaine.com/blog/le-titre-de-l-article sera à coup sûr un article, évitant ainsi d’aller vérifier le type (page ou article) dans la base de données,
  2. Valeur numérique au début de l’URL : par exemple, la structure /%post_id%-%postname/ produira http://www.mondomaine.com/456-titre-de-l-article qui conservera une signification pour le lecteur, contiendra les mots clés pour le référencement et facilitera le travail de WordPress.

L’astuce

Pour gagner en visibilité, il est intéressant de voir apparaître votre site dans les actualités Google (en plus des recherches habituelles). Et, la condition sine qua non, d’après Google lui-même est que l’url comporte un numéro à trois chiffres et que ce numéro soit unique.

La structure de permaliens idéale ?

Compte tenu de tout ce qui précède (c’est un avis personnel), la structure de permaliens la plus intéressante devra :

  1. ne pas pénaliser la performance (=> commence par une valeur numérique ou par une valeur ‘en dur’,
  2. être riche en mots clés (=> contient le slug titre),
  3. doit être visible par Google Actualités.

La solution proposée sera donc :

/qqch/%postname%-%post_id%/

qui générera, par exemple :

http://www.mondomaine.com/qqch/titre-d-un-article-154/

http://www.mondomaine.com/qqch/titre-d-un-autre-article-247/

Remarque 1 : dans certains cas particuliers (utilisation de taxonomies personnalisées en multiblog, les permaliens qui commencent par une séquence numérique posent parfois des problèmes).

Remarque 2 : pour éviter d’avoir des ID inférieurs à 100 (3 chiffres au moins pour Google Actualités), il faudra peut-être « forcer » en faisant « monter le compteur ».

Remarque 3 : cette structure de permaliens est en cours de test sur un autre blog et sera implémentée sur ART-WP si les résultats sont concluants (et « seulement si », car il sera nécessaire  de gérer la transition).

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